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lundi, 14 septembre 2015 10:36

"Mohammad, messager de Dieu", un film de Majid Majidi (1)

 

La projection en Iran et à l’étranger du film « Mohammad, messager de Dieu », donne effectivement une occasion pour parler du cinéaste iranien Majid Majidi

 

La projection en Iran et à l’étranger du film « Mohammad, messager de Dieu », donne effectivement une occasion pour parler du cinéaste iranien Majid Majidi.

La projection en Iran et à l’étranger du film « Mohammad, messager de Dieu », donne effectivement une occasion pour parler du cinéaste iranien Majid Majidi. Dans la soirée du 26 août, le 39e  Festival des Films du Monde de Montréal (FFM) s’est ouvert avec la projection hors compétition de « Mohammad, messager de Dieu ».   Le long-métrage le plus cher de l’histoire du cinéma iranien raconte l’enfance du prophète de l’islam. Son réalisateur, Majid Majidi a déclaré avoir choisi ce sujet pour en finir avec « l’image violente » de l’islam, produite par les « groupes terroristes » tels que « Daech », qui « n’ont pas de lien avec l’islam dont ils ont volé le nom » et qui veulent projeter « une image terrifiante dans le monde » de la religion musulmane.   Le film, qui dure près de trois heures, dépasse le simple aspect d'une seule religion tant les références aux trois grandes religions monothéistes – islam, judaïsme et christianisme – sont nombreuses. L'action se déroule principalement dans une cité de La Mecque reconstituée au sud de Téhéran, le plus souvent vue à travers les yeux du prophète même si toute la première partie du film se déroule avant sa naissance, au sixième siècle.   Majid Majidi est né en 1959 à Téhéran et il a fait ses études dans le domaine des arts dramatiques. Avant la Révolution islamique, il a entamé sa carrière  dans le théâtre et il est monté sur la scène en tant qu’acteur. Pendant les deux premières décennies après la victoire de la Révolution islamique, il a joué dans des films différents comme « Boycott », « Fusillade » et « Deux yeux éteints ». Majidi interprétait des personnages politiques et des combattants. Plus tard, il préféra rester derrière la caméra et tourner des courts-métrages ensuite de longs-métrages. Il a produit son premier long-métrage Baduk en 1991. Ce film a été apprécié par les critiques et les juges du Festival international du Film Fadjr. Majidi s’est inspiré du genre documentaire pour tourner Baduk et il a installé son caméra dans des lieux où se passent ces événements tragiques, afin de  produire un film mémorable, et solidement structuré. Majid Majidi a tourné le film « Le père » en 1995. Ce film raconte la vie d’une famille qui a perdu son père. Le fils de la famille est contre le remariage de sa mère. Sa colère vise son beau-père et cela engendre des événements. Dans ce film, le réalisateur s’approche du for intérieur des personnages et critiquent leurs comportements à travers leur pensée. Ce qui rend influent le caractère du père dans cette œuvre est le regard que le réalisateur porte à la définition courante du beau-père. Le fils et le beau-père sont ensemble mais le fils ne voit pas en son beau-père un point d’appui matériel et spirituel, il fait pourtant preuve d’un effort visant à sauver son semblable. L’œuvre la plus illustre de Majidi chez le public étranger est  « Les enfants du ciel ». Ce film, tourné en 1996, semble avoir un sujet cliché mais le comportement des enfants de l’histoire et les décisions qu’ils prennent, vont au-delà des clichés et assurent le succès du film. L’histoire du film est racontée dans une ambiance qui ressemble à celle d’un documentaire. Une famille pauvre a deux enfants et les parents ont du mal à subvenir à leurs besoins. Le frère et la sœur partagent une paire de chaussures. Alors, le matin, c’est la sœur qui prend les chaussures et va à l’école et l’après-midi, c’est le frère qui les prend pour aller  à l’école. La sœur fait de son mieux pour arriver à l’heure chez elle et donner les chaussures à son frère mais celui-ci arrive toujours en retard à l’école. Finalement, le fils participe à une course d’athlétisme et il tente de devenir le vice-champion dont le prix est une paire de basket. Le frère promet à sa sœur de lui donner les chaussures s’il gagne la compétition mais l’histoire n’a pas lieu comme prévu. Après avoir réussi parmi les spectateurs iraniens, le film a aussi été projeté dans le monde entier et il a été apprécié par les spectateurs ainsi que par les critiques. « Les enfants du ciel » se sont vus consacrés le prix du meilleur film du Festival de Singapour et celui de Varsovie. Il a aussi figuré parmi les cinq candidats pour le meilleur film étranger des Oscar 1998. Le film « Les enfants du ciel » est un film touchant, qui parle de la tendresse, de l’éthique, de la confiance en soi, des convictions religieuses, en substance de leur rôle constructif dans la vie de l’homme. Dans les années 90, Majidi a vu l’apogée de sa carrière en tournant le film « La couleur de Dieu ». C’est le film par lequel il s’est présenté comme un artiste remarquable et différent à la société artistique iranienne. Le film raconte l’histoire d’une famille villageoise. La mère de la famille est morte, d’où les énormes  problèmes auxquels se voit confronter le père à cause de leur  fils non-voyant. Il essaie de donner une nouvelle forme à sa vie mais n’y réussi pas. Le petit garçon non-voyant du film « La couleur de Dieu »  reste attentif aux voix auxquelles les personnes voyantes ne font aucune attention. Il aime beaucoup apprendre de nouvelles choses ainsi que de sa grand-mère. Il communique très  facilement avec la nature. Ce petit garçon symbolise l’homme qui essaie d'imaginer le monde invisible de manière palpable. La lumière qui se reflète à la fin du film sur la main de l’enfant symbolise un miracle qui se produit dans la vie de cet enfant et son père. Le père prend son fils dans les bras pour la première fois et l’accepte comme il est. Il paraît que cette lumière divine lui a donné une nouvelle vie. Ces symboles surnaturels sont les signes du spiritualisme les plus manifestes qui puisent dans la grâce divine. « La couleur de Dieu » traite un sujet spirituel qui lui donne une forme et une structure attirante et créative, ce qui lui a valu le grand accueil du public iranien mais aussi étranger. Le titre du film « La couleur de Dieu » cite le verset 138 de la sainte sourate Baqara : « C’est la couleur de Dieu et quelle couleur est meilleure que la couleur de Dieu ? Et nous l’adorons Lui seul ». Le film insiste sur les conceptions particulières et spirituelles du fils de la nature et du monde et met en relief le lien avec Dieu. Le  religieux que donne le contenu du film et l’expression visuelle du film ont eu un grand impact sur les spectateurs dans la mesure où Roger J. Ebert, défunt critique américain a ouvert son discours par l’expression : « grâce au nom de Dieu le tout miséricordieux le très miséricordieux » lors des cérémonies de la projection du film. Voilà une partie de son discours : « Il est bien évident que le scénariste et le réalisateur du film voudrait du fond de son cœur, s’approcher à la cour divine, contrairement à  ceux qui prétendent tourner des œuvres religieuses mais ne font que de faire les propagandes pour une idée et ignorer les autres. Le film de Majidi avance vers le haut et ne se tourne ni vers la gauche ni la droite ». « La couleur de Dieu  accompli au plus haut niveau, sa mission religieuse et nous offre une expérience approfondie de la réflexion dans le monde naturel. Ce film est un cadeau qui nous a été offert par un des cinémas les plus dynamiques du monde »,   .

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